Cette année, il m’a rendue fière…

Quelle année scolaire ! Mon cœur a été lourd. Pas une fois. Pas deux. Souvent.

Je crois qu’on traverse tous, un jour ou l’autre, une période où tout devient compliqué. Un burn-out, une dépression, une anxiété qui s’installe, un ras-le-bol monumental ou simplement une fatigue qui nous bouffe de l’intérieur. Peu importe d’où ça vient… le résultat est toujours le même : il faut lutter.

Lutter pour ne pas laisser ce truc gagner. Cette saloperie qui s’infiltre partout. Qui envahit le cerveau aussi vite qu’une bactérie qui se propage… Il faut se battre pour rester debout. Pour ne pas croire tout ce que notre tête nous raconte. Je suis passée par là. Peut-être que vous aussi.

Mais cette fois, je n’étais pas celle qui se battait. J’étais celle qui regardait.

J’ai vu mon fils traverser une période vraiment pas cool. Et ce n’est pas terminé. Je sais que ce sera encore long… Pour un parent, c’est probablement l’une des choses les plus difficiles. Quand ton enfant est petit, tu peux le prendre dans tes bras, réparer les bobos, lui dire que tout ira bien et il te croit.

À 16 ans, tu ne peux plus combattre à sa place. Tu peux juste rester là. Aimer… Attendre… Espérer… Et continuer à croire en lui les jours où lui n’y arrive plus.

Alors on a fait autrement. On a fini par rire de ses moments les plus compliqués. À les tourner en dérision. À dédramatiser. Pas pour minimiser ce qu’il ressentait, mais pour lui montrer que ce mal-être ne déciderait pas du reste de sa vie.

Moi, pendant ce temps-là j’ai flippé… Beaucoup. Et j’ai été chiante aussi. Je l’ai forcé sur une seule chose : terminer cette putain d’année scolaire.

Elle a été hachée par les absences, les devoirs non rendus, les « j’m’en fous » de façade… Bref, tout ce qu’on pourrait mettre sur le compte d’un ado de 16 ans. Sauf que ce n’était pas que ça. Et malgré tout… Il l’a fait ! Il est allé jusqu’au bout.

Il a passé les épreuves anticipées du bac. Et il les a réussies !

Alors non, ses notes ne sont peut-être pas extraordinaires pour certains. Mais pour nous, elles le sont ! Parce que depuis deux ans, la vie lui casse franchement les couilles. Elle le teste. Elle nourrit son stress. Elle alimente son anxiété. Elle a presque réussi à le bouffer tout cru. Presque. Et parfois, « presque », ça fait toute la différence.

Parce que presque, ce n’est pas complètement. Et ça suffit pour rebondir.

Aujourd’hui, il m’a rendue incroyablement fière ! Il m’a prouvé qu’il était capable. Et surtout, il m’a rappelé que je faisais bien de croire en lui, même quand lui n’y croyait plus.

Aura-t-il son bac l’année prochaine ? Peut-être. Peut-être pas. Et finalement… je m’en fiche un peu. Parce que quand je repense à mon petit garçon qui n’a commencé à parler qu’à 4 ans… à cet enfant qui a subi le harcèlement des autres élèves, mais aussi parfois celui de certains profs… je réalise qu’il dépasse déjà toutes les attentes que j’avais pu avoir.

Les diplômes, ça fait plaisir. Mais voir son enfant continuer à avancer malgré tout ce qui essaye de le faire tomber… Ça, ça n’a pas de prix.

Et ma fierté de maman, elle, elle restera intacte ♥

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